부산에 같이 가요! Let’s go to Busan !

Aujourd’hui on ne va pas parler de nourriture, on va arrêter la gourmandise le temps d’un petit post haha.
Je vais vous parler de mon organisation pour un voyage en Corée du sud.
Direction Busan!!

Vous connaissez sans doute cette ville soit de nom ou vous l’avez sans doute visité !
Eh oui je parle bien de busan comme pour le film « le dernier train pour busan » un très bon film d’ailleurs !! Je ne vais rien spoiler mais j’ai chialé haha 🤣. Bref ! Je pars à busan pour une semaine du 4 Août au 11 Août ( 8 jours).
Du coup je me suis dit que je vous expliquerais comment je m’y suis prise pour organiser mon petit sejour.
Étape 1 :
J’ai vérifié la météo parce que bon aller à busan sans pouvoir aller à la plage voilà quoi haha.
Ensuite j’ai choisi la ville où j’allais à Busan.
J’ai opté pour la ville Haenundae donc la ligne 2.
Je connais cette ville près de la plage 🤩🏝🏖
Donc y avait pas photo sur la destination.
Enfin j’ai choisi la durée de mon départ et les jours.
Étape 2:
Vous allez me dire pourquoi je ne parle que maintenant du budget ? Haha. Je pense que ce point devrait être abordé dans l’étape 1 cependant je savais que financièrement j’étais assez large donc que je n’allais pas me lancer dans un truc puis annuler parce que je n’aurais pas le budget pour.
Anyway haha du coup je me suis fixé un budget qui engloberait le logement; et les billets aller et retour.
Étape 3
Le logement :
J’aime beaucoup une application pour tous ce qui est logement, je ne fais pas de pub haha mais j’aime trop booking.com simple a utilisé mais aussi très bonne qualité rapport prix et sécurisant.
Il vous suffit de mettre la durée de votre séjour, la destination et le nombre de participants.
Je ne pars pas seule donc on sera 8 filles donc j’ai réservé un dortoir de 8 lits donc en gros ça sera notre chambre.
Vous avez des dortoirs, des apparemment, des chambres de deux ….
Notre dortoir nous reviens à 129euro par personne ce qui n’est pas très cher dans cette période de l’année !
Transport :
Il faut savoir qu’il y a trois moyens d’aller à Busan.
Numéro 1 : L’avion 비행기
Vous pouvez prendre ce moyen de transport qui reste assez coûteux pour se rendre a busan. Cependant vous y serait très rapidement.
Exemple de simulation sur la durée de mon séjour.


Numéro 2: Les trains 기차 🚅🚄
Il faut savoir que vous avez deux trains qui sont mis a disposition.
Vous connaissez sans doute le train KTX, connue pour sa rapidité.
Vous avez aussi un train qui est le ITX on va dire que c’est le KTX en moins cher mais avec plus de stations donc il prend plus de temps.


Numéro 3 : Le Bus rapide 고속버스🚍
L’express bus est le moyen de transport le moins cher entre les deux précédents.
Le prix pour busan est de 23.000 won pour un aller que ce soit de Séoul à Busan ou de Busan à Séoul.
Donc bon pour l’aller-retour 46.000won ce qui fait environ 35€.
Mais bon le point négatif c’est le temps ! 😰🤯 environ 4h pour être à Busan.
Bonus :
Vous pouvez acheter vos billets sur des applications comme skycanner ou encore trip.
Ou aller à seoul station
Ou prendre les transports
Voilà vous avez ma petite recette pour organiser un petit sejour entre amis 😁
Vous êtes où en vacances ou vous avez prévu d’aller où ? 😍

Mon voyage avec Capcoree !

안녕 les amis !

J’espère que vous allez bien ! L’équipe Hallyu France vous souhaites une bonne fin de journée !

Aujourd’hui j’ai décidé de vous parler de mon expérience avec CapCoree!

Je sais qu’il est un peu tard car les vacances sont déjà arrivées haha, mais j’espère que ça pourra vous aidez pour ceux qui souhaitent partir un jour en Corée du Sud 🇰🇷

Mon expérience date un peu… en effet je suis partie avec Capcoree en 2014 !

Pour ceux qui ne connaissent pas Capcoree, c’est une « organisation » du moins une agence de voyage qui organise des séjours en Corée du Sud pour les grandes vacances mais aussi pour des petits séjours en hiver !

Donc moi suite à l’obtention de mon bac mon père avait décidé de m’offrir un cadeau 🎁 💝. Moi qui rêvais d’aller en Corée du Sud un jour ! Mais c’était impossible avant de découvrir Capcoree ! Mon père et ma mère ne voulaient pas que j’aille seule en Corée, je pense que beaucoup de parents sont comme ça !

J’avais donc 20 ans, quand j’ai découvert qu’une agence de voyage organisait des séjours allant de deux semaines à 1 mois en Corée du Sud pour des voyageurs comme moi ! Donc à l’époque il y avait pas mal de jeunes 🧒 La fourchette d’âge était entre 20 – 25 ans. Attention il fallait être majeur ou être accompagner d’une personne majeure.

Je vais maintenant vous expliquer comment je me suis organisée pour participer au voyage.

Tous d’abord j’ai été sur leur site Internet, j’ai regardé les avis, les dates de départs, les prix, les conditions ect ! J’ai opté pour le séjour de 28 nuits et 30 jours ou 29 jours haha 😆 Je ne voulais pas rester que deux semaine vu que je rêvais tellement de la Corée !

Comme je vous les dit plus tôt, mon père avait participé à ce projet et il m’a donc payé le séjour qui était à l’époque dans les 840€ environ. Ca ne dépassé pas les 900€ ! Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui :/. J’ai aussi travaillé afin d’avoir de l’argent de poche mais aussi de payer mon billet d’avion qui n’était pas compris dans le package !

Dans le package de Capcoree, il avait le logement compris , 30 trajets de transport , un livre avec pleins d’adresses , un fan meeting, des festivals , un séjour au temple stay et une assistance 24h/24.

Le billet d’avion ainsi que les frais supplémentaires comme les trajets en plus , les places de concerts ou encore la nourriture n’était pas compris.

Donc une fois les démarches entamées et le séjour payé, Capcoree communiquait souvent avec moi soit pour me donner des informations en plus concernant les personnes qui seraient dans ma chambre, j’avais pris une chambre en dortoir (4 filles).

Elles étaient super sympas d’ailleurs ! Si vous partez avec vos potes vous pourrez avoir la même chambre no panique ! J’ai vraiment aimé la disponibilité des personnes qui travaillaient chez Capcoree car j’avais toujours des réponses à mes questions !

L’assistance est vraiment géniale car arrivée à Séoul une personne est venue nous récupérer ! Et nous a accompagné jusqu’au dortoir ! Des activités étaient toujours proposées pour les personnes qui se sentaient seules ou ne savaient pas quoi faire de leurs journées !

Je me souviens d’une journée où il y avait énormément de pluie ☔️ et pas de bol j’étais dehors sans parapluie 😦 mon sac était donc trempé et ma carte bleue aussi !!

Capcoree m’a dépanné financièrement pendant 2 -3 jours ( le temps que ma mère m’envoie ma carte et de l’argent )

Sincèrement super gentil et serviable le staff.

J’ai passé un bon séjour, j’étais seule mais j’ai pu rencontré des personnes super géniales mais aussi profiter de la Corée, de la culture , de la kpop mais surtout de la bouffe mouahaha

Après cette expérience avec Capcoree je pense réellement que si on est seule et qu’on va pour la première fois en Corée il est peut être plus judicieux d’aller avec cette agence de voyage 🧳 ! Cependant le prix a énormément évolué 😦 !

Depuis 2014 je viens en Corée toute seule, avec des amis et tout ce passe bien ! D’ailleurs je suis actuellement installée en Corée du Sud.

Un mot pour les parents qui s’inquiètent.

La Corée du Sud est un pays comme les autres ne vous inquiétez pas pour la sécurité de votre enfants, je sais que c’est facile à dire mais la Corée est un pays avec un taux de 90% de sécurité selon moi.

Site de Capcoree

Si vous avez des questions n’hésitez pas haha

Connaissez-vous Capcoree ? Êtes vous déjà parti en Corée du Sud???🏝🇰🇷🇰🇷

N’hésitez pas à me dire si vous avez besoin de conseils ou de bon plan pour organiser un voyage en Corée 🥰😄

Nanny pour une famille coréenne !

안녕 les amis !

J’espère que vous allez bien ! L’équipe Hallyu France vous souhaites une bonne fin de journée !

Aujourd’hui, je ne vais malheureusement pas vous parlez de nourriture … oui je suis triste aussi ahaha mais ne vous inquiétez pas je pense que le sujet du jour va vous plaire aussi !

Donc j’ai décidé de vous faire un article un peu en mode story live haha oui je vais vous raconter ma vie haha 😂 Vous savez que je suis actuellement en Corée du Sud 🇰🇷, j’étais venue dans le but de prendre des cours de coréen et de faire du bénévolat mais bon voila je n’ai pas pu suivre mon plan à la lettre malheureusement!

J’ai du arrêter les cours de coréen et déménager à Suwon ! Oui j’ai du quitter Séoul, mes amis , le peuple haha oui parce que bon à Suwon il y a que de vieux :(( et des familles! Bref en gros j’ai déménager là-bas pour être NANNY IN STAY.

J’ai donc été Nanny in stay pour une famille coréenne, la maman est née en Corée du Sud et le père en Californie. Ils parlent donc coréen et anglais (j’aime bien l’accent du papa haha ).

Je me suis occupée de leur petite fille de 1 ans et demi.

Vous vous demandez sûrement comment j’ai pu trouver ce travail ?!

Alors je vais vous expliquer ! Haha

Démarches:

Il faut savoir que pour travailler en Corée du Sud ou même pour rester plus de 3 mois il vous faut obligatoirement un visa ! Je ne m’y connais pas trop en visa mais je sais que si vous êtes étudiante donc si vous venez avec un visa étudiant vous ne pouvez pas travailler sauf si vous avez un topik en Coréen valide et assez élever …désolée je ne connais pas très bien !

Vous vous dites peut-être «  mais elle était étudiante non? » Eh oui j’étais étudiante mais j’avais pris le visa working holiday donc je pouvais travailler tranquillement !

J’ai pris des cours de coréen pendant 3 mois cependant pour des raisons personnel je ne pouvais pas continuer, j’ai donc décider de chercher un travail pour rester en Corée haha.

Ici il faut savoir que vous avez un site destiné aux étranger pour trouver un travail.

Site web : https://seoul.craigslist.org/d/jobs/search/jjj

Sur ce site vous trouverez tous ! (Logement , taff , échange , service ect …)

J’ai donc trouvé mon travail sur ce site web !

⚠️Faites attention il y’a beaucoup de sugar daddy ⚠️

Une fois l’entretien effectué en anglais et en coréen, je ne suis pas fluent en coréen et en anglais hahha et pourtant elle m’a choisie !

Je vais maintenant vous expliquer ce que je faisait exactement.

Mon rôle:

J’étais une nanny in stay donc je vivais avec la famille coréenne, j’étais charger de préparer le petit déjeuner de la petite, son déjeuner et son dîner mais aussi le dîner de la maman ! Ah oui ! Elle s’appelle CHLOÉ !

Je faisait la vaisselles, je nettoyais la cuisine ainsi que le salon pour que la petite puisse jouer et pour finir je faisait le linge de maison.

Jours de travail et heure :

Je travaillais du lundi au samedi mais au bout d’un moment j’en pouvais plus du coup elle m’a proposer de faire un samedi sur deux. De 9h à 21h 🕘

Je vous ai un peu parler de ce que je faisais et des heures de travail.

J’ai envie de vous énumérer ce que j’ai aimer et ce que je n’ai pas aimer car tous n’est pas tous rose ou tous noir !

Point positifs :

⁃ Je pouvais continuer à pratiquer mon coréen et mon anglais

⁃ Je découvrais la culture coréenne à la façon coréenne

⁃ Je rencontrais beaucoup de monde

⁃ J’ai pu aller visiter Jeju-do

⁃ La petite m’aimait beaucoup

⁃ Je me déplaçais que en voiture 🚘

⁃ Je n’avais pas de logement à payer

⁃ J’étais nourris haha 😆

Mais bon vous vous doutez bien que si j’ai arrêter ce n’est pas pour rien !

Point négatifs:

⁃ L’écart entre les heure de travail et la rémunération ! Tous mes potes coréens m’ont mis des pression pour quitter ce taff haha

⁃ Je devais être lever pour 9h parfois plus tôt mais je ne finissais jamais à 21h

⁃ J’avais d’autres taches qui n’avait rien avoir avec la petite comme faire le lit des parents

⁃ Je devais porter trop de trucs parfois

⁃ La distance de mon travail

⁃ Je ne pouvais plus voir mes amis

C’est super long à expliquer mais je compte faire une nouvelle vidéo plus explicite !

⚠️⚠️⚠️⚠️⚠️Je vous parlerez des activités de Chloé ainsi que le montant de mon salaire ! ⚠️⚠️⚠️⚠️⚠️

N’hésitez pas à me rejoindre sur ma chaîne YouTube

https://www.youtube.com/user/puca244

Pour moi c’était une belle expérience avec des hauts et des bas.

Je pense que je m’en souviendrais toute ma vie.

Et vous avez vous envie de venir en Corée pour un long séjour ? ✈️🇰🇷

Quels sont les métiers que vous aimeriez bien essayer ici ?! 👩🏾‍⚕️👩🏻‍🍳👩🏿‍🏫👩🏼‍🎓👩🏽‍🎨

Chronique d’un périple en Corée (part. 1)

Préface

J’ai eu l’occasion durant une année, de partir vivre et étudier en Corée. Un morceau de rêve ou une occasion en or pour beaucoup. Pour ma part je ne savais pas réellement à quoi m’attendre. Je n’avais en moi qu’un mélange d’excitations face à l’aventure qui m’attendait, et d’appréhension en pensant à l’inconnu.
Ou pas vraiment. Je suis coréen, enfin… c’est ce que j’aimerais penser. Ma mère est coréenne, et mon père japonais, je suis, selon mes amis « un mélange fortuit et bien chanceux ». Je n’ai jamais réellement su comment réagir face à ces amis qui semblaient me voir parfois comme un homme bien tombé, un homme bien heureux, et parfois encore même aujourd’hui je ne saurais pas réellement comment me définir, japonais ou coréen ou même français…
Toujours est-il que je pensais connaitre la Corée et je pensais savoir ce qu’était la Corée. J’y avais été bon nombre de fois, avais côtoyé bon nombre de coréen, et ai toujours eu quelques amis d’enfance là-bas. Cependant, quelque part dans mes pensées, je ne pouvais m’empêcher de douter, de penser qu’au plus profond de moi, la Corée n’était pas réellement en moi mais que je n’étais que l’ensemble des vestiges des récits et des souvenirs reçus de ma mère.
Je ne prétends pas détenir la vérité universelle de ce qu’est la Corée pour vous et je ne prétends pas pouvoir vous définir la Corée. Je m’adresse aux curieux, aux envieux, à ceux en quête d’informations, à ceux voulant suivre mes pas. Je ne détiens aucune clef, quant à l’expérience qu’autrui aurait pu vivre, mais seulement une perspective personnelle de mon voyage. Je ne vous donne que des morceaux de mon périple, et il sera à vous de décider de ce que vous ferez par la suite.

La décision

Depuis ma dernière année de lycée, j’avais d’ores et déjà envisagé de partir loin, très loin de la France. Sans savoir ni où, ni comment, la seule envie qui me parcourait était celle de voyager et de m’éloigner le plus possible.
Je ne critique pas la situation des asiatiques en France, je ne me permettrais pas de donner un jugement sur ce qu’est la France aujourd’hui. Mais je n’ai jamais réellement eu la sensation d’en faire partie. J’y suis né, j’y ai grandi, j’y ai vécu, et cela n’a pas toujours été très aisé pour ma part. Je n’ai eu que la vague sensation de faire partie d’un monde qui ne me verrait jamais comme le sien.
Ainsi grandit en moi un besoin d’évasion. Je n’ai pas été malheureux, loin de là mais simplement épuisé, fatigué par certains facteurs. Avoir grandi en campagne ne m’a pas épargné et même si j’essaye de rester humble, je considère avoir donné beaucoup de ma personne et dépensé énormément d’effort pour une cause que j’avais découverte beaucoup trop jeune. Devoir, en tant que seul asiatique, répandre une image propre de l’asiatique et au moindre écart, être puni par des remarques par-ci et par-là. Eus-je une mauvaise note et on aurait rapidement fait le rapprochement avec tous les asiatiques. Aussi devais-je toujours être un enfant modèle.
Pourquoi aborder ce sujet ? Car pour moi, cela était, et resta longtemps une source de motivation, le moteur de mon envie de fuite, de liberté. Car oui, pour moi, partir dans d’autres pays, été une libération. Libre de la pression d’être l’image type de l’asiatique, l’association de base à l’asiatique.

Heureusement, je pense pouvoir affirmer de manière assez forte, que ma motivation n’était pas seulement poussée par une envie de fuite et de libération. Bien au-delà de cela, j’ai aussi toujours eu cette curiosité de vouloir connaitre, de vouloir en savoir plus, sur les pays dans lesquels mes chers parents avaient pu grandir.
J’avais en tête un mélange de tous ce que ma famille avait pu m’inculquer au fil des années, ainsi que de l’imaginaire des gens autour de moi. Ne pas savoir où trancher entre réalité et fiction me perturbait légèrement, et il était primordial à mes yeux que je sache faire cette distinction par moi-même.
C’était une forme de passerelle vers mes parents et moi-même. Mieux les comprendre, savoir ce qu’ils avaient pu vivre, dans quel contexte, mais aussi comprendre pourquoi j’avais toujours été éduqué de telle ou telle manière.

Au final, ce qui me décida réellement à sauter le pas, fut un simple garçon, un enfant. Croisé aux abords d’un métro, un simple petit enfant. Un innocent, et simple petit garçon noir… pourtant, mimant mes yeux en tirant sur les siens de ses petits doigts, tout en imitant un accent ma foi, cliche, faisant rire toute le wagon, dont son père lui semblait trouver la situation hilarante.
Je n’ai jamais su, si de manière objective, cette situation était réellement drôle. Mais voir cet enfant, se moquer de manière si évidente de moi, et voir non seulement son père, mais également les autres passagers se délecter de manière aussi avare de la situation, être de manière tout a fait dégoûtante tellement hilare, m’avaient mis à ce moment-là dans une colère noire. Une haine profonde s’était emparé de mon cœur, et avec, l’envie d’en finir avec la France.
Je ne me considère pas comme quelqu’un au tempérament excessif en temps normal, mais je pense que cet événement fut un catalyseur. J’avais repensé, à tous ces moments, où, en rentrant après le coucher du soleil au coin d’un bar, ces remarques que l’on avait pu me faire sur mes origines. J’avais repensé, à tous ces moments, où, en croisant certains élèves dans la cour de récréation, ces remarques que l’on avait pu me faire sur mes origines.
Je n’ai jamais aimé être comparé, ni à Jackie Chan, ni même à Bruce Lee. Je n’ai jamais su ce que signifiait réellement Ching ou Chong ou Chang si tant est que ces mots existent réellement. Et à ce moment précis, je n’aurais su dire, si cette situation aurait dû me faire rire ou non. Tout ce que je savais, tout ce que je ressentais, c’était de la colère et de la tristesse. Une colère noire, envers tous ceux qui avaient pu rire et encourager ce garçon. Une tristesse amère, envers ce petit enfant noir, qui n’avait pas encore eu la désillusion d’être un paria.

C’est à ce moment précis, un mercredi de novembre, que ma décision fut prise, qu’un jour, je pourrais m’échapper de cette geôle.

La candidature

J’avais, au cours d’une petite discussion, entendu la possibilité de partir étudier en Corée. Avec cette conversation vint l’envie de poser ma candidature pour partir. Je ne m’attendais réellement pas à vivre autant de péripéties sur les huit mois qui suivraient. Nous étions en décembre, et je comptais bien partir.
Ma première épreuve fut le dépôt de mon dossier. Long, fastidieux, difficile, entre le contexte de grève de la part du corps éducatif, ainsi que le blocage des bâtiments par les étudiants. J’avais déjà eu le droit à un délai supplémentaire, pour pouvoir réunir les papiers nécessaires, mais l’impossibilité d’accéder aux enseignants et aux membres de l’administration, semblait me rendre la tache insurmontable. Du moins, c’est ce que je pensais, mais si aujourd’hui je me retrouve à vivre la vie coréenne, c’est bien que mes efforts aient fini par payer.
Entre ce moment de joie indescriptible à la vue de mon acceptation, et le dépôt de ma candidature s’est écoulé six longs mois. Six mois d’espoir et de désillusion, entre une attente interminable, la montagne de paperasse, et le peu de temps à ma disposition.
La réponse venant de l’université partenaire tardait à venir, je ne recevais absolument aucune réponse, que cela soit positif ou négatif. Et plongé dans ce doute, il semblait qu’une force invisible s’extasiait à me torturer par l’ignorance. Ne pas savoir, toujours être dans l’espoir d’une acceptation, et pourtant croire au fond de soi s’être pris un refus.
J’ai tout de même tenus bon. Il le fallait, ou du moins, il me semblait le falloir. Tout le monde avait déjà reçu sa réponse, et je restais pourtant dans le noir. Au mois de mai, lorsque mes camarades commençaient déjà à organiser leur départ, leurs papiers ainsi que les détails de leur voyage, j’attendais toujours.
Bien évidemment, ce n’est qu’en fin de mois de juin, que je réalisai, peut-être avec une légère amertume dans l’âme que ma patience n’avait pas été récompensé. Et c’est une fois avoir renoncé à l’éventualité de partir, que j’eus la surprise d’être pris.
Il ne restait que quelques détails, dont mon père et l’administration.


Comme je vous l’avais précisé plus tôt, mon père est japonais, mais comme je ne vous l’avais pas précisé plus tôt, mes parents sont divorcés. J’adore mes deux parents, mais je ressens parfois une tendance à la rivalité, à essayer de me faire choisir une culture aux dépens d’une autre. Avec le temps, j’étais arrivé à la conclusion que ces deux pays, le Japon et la Corée, faisaient partie de mon identité. Mais mes parents étant assez traditionnel, tentaient vainement de me tirer vers l’un plutôt que l’autre.
Aussi, mon père, qui peut être assez tranché sur la question, refusait catégoriquement que je m’en aille passer une année entière en Corée.
J’avais posté ma candidature dans le secret, pas une parole ni un mot. Et malgré la grande tristesse qui m’accablait lorsque je pensais encore ne pas avoir été sélectionné, j’étais tous de même rassuré de pouvoir esquiver une conversation houleuse.
Je n’avais que deux options en ce début de mois de juillet, abandonner ceux pour quoi je m’étais arraché les cheveux pendant si longtemps, ou me confronter à mon paternel.
Il est de nature assez calme en général, mais j’ai toujours eu du mal à le percer, et cela pouvait être assez déstabilisant au cours d’une conversation. j’avais déjà essayé d’aborder la question d’un échange universitaire en Corée aux dérives d’une discussion quelques mois plus tôt, mais il paraissait catégorique à me voir partir seulement au Japon. Bien évidemment, même si au premier regard, cela peut sembler un peu égoïste venant de sa part, en tant qu’étudiant en culture et langue japonaise, cela était beaucoup plus logique. C’était l’argument principal de mon père, et je le concède, un argument des plus forts. Il est vrai que j’aurais dû partir au Japon, et encore aujourd’hui, l’envie reste fort d’y partir. Mais mon esprit était embrumé par cette fureur qui me consumait. Je ne souhaitais que partir, vivre ailleurs, m’en aller au plus loin. Et avec l’acceptation sous le nez, mon père ne pouvait se résoudre à me retenir. Dans les faits, si je me retrouve aujourd’hui à vous fournir ce petit morceau de vie, c’est bien qu’il a fini par accepter…

N’ayant reçu ma réponse que très tardivement, il y eut un petit moment de panique suivant l’euphorie après la joie de ma réponse. Car, dans un premier temps je ne disposais que de très peu de temps pour compléter l’ensemble de mon dossier, et que dans un second temps je devais gérer mon déménagement.
Nous étions déjà en juillet, ce qui me laissait au bas mot, deux petits mois pour faire la demande de mon visa, mes examens médicaux, ma demande de logement, mes cartons, mon déménagement mes valises, et prendre mes billets d’avion.
Le déménagement en plein mois de juillet a été simplement une souffrance sans fin. La chaleur suffocante de Toulouse, le soleil brûlant du sud et l’absence totale de voiture, nous forçait moi et mes amis à déplacer tous les cartons à bout de bras à la simple force de nos muscles et à nous mouvoir seulement en bus et en métro. Les meubles lourds devaient être démontés, et transporter en plusieurs morceaux. J’aurais bien aimé trouver de l’aide de la part d’amis possédant une voiture, mais l’été et les vacances creusaient réellement un vide, et la grande majorité des personnes étaient déjà depuis bien longtemps parti en vacances.
Mais accompagnés de quelques comparses, nous réussîmes tous de même à emballer mes affaires, et à déplacer une grande partie de mes affaires, le reste devant être ramassé par mon père.
Quelque part, voir mon appartement vidé de la sorte, voir mes cartons être déplacé les uns après les autres, et passer le ménage dans mon petit salon, me rendaient affreusement triste. Bien évidemment j’étais aux anges quant à l’idée de partir vivre en Corée, et bien entendu, j’étais réellement impatient. Cependant comprenez bien, qu’après avoir passé quatre années de ma vie étudiante sous le même toit, avoir vu passer tant de choses, ces moments avec mes amis, ces petits bouts de fou rire, allaient grandement me manquer. Et à mesure que l’appartement se vidait, partait avec, les souvenirs joyeux et triste de ma petite vie, qui semblaient désormais si lointains.
Aujourd’hui je comprends que ce n’était tout simplement que le début d’une aventure plus grande et tout aussi palpitante, mais aussi rêveur que j’étais, mon moi d’une année auparavant, n’avait aucune idée de ceux dans quoi il s’avançait.
Le mois de juillet touchait déjà à sa fin, et le compte à rebours final venait de se lancer.

Je ne m’attarderais pas sur mes examens médiaux, qui furent aussi calmes qu’ennuyeux. Ce que je veux dire, c’est qu’un examen médical reste un examen médical. Le seul détail sur lequel je m’attarderais est, qu’une prise de sang est obligatoire, dans la majorité des échanges étudiants au Japon et en Corée du Sud.
Non, réellement, il n’y a rien d’intéressant à déclarer à ce sujet. De même pour ma demande de logement qui était, en réalité un simple document à remplir et à faire suivre par email à l’université partenaire. J’avais eu la joie de recevoir quelques messages, d’une Buddy coréenne, où dit autrement, une partenaire coréenne pour m’aider à mon installation en Corée et m’expliquer comment me dépatouiller dans l’administration coréenne.
Ce qui restait réellement problématique pour moi, c’était ma demande de visa, ainsi que mon billet d’avion. Si l’on souhaite rester dans le cynisme, je dirais que ce n’était que des détails mineurs et sans importance. Dans les faits, il m’était bien évidemment impossible de partir sans ces deux éléments, et dans le cas où l’un viendrait à manquer, les efforts fournit sur six interminables mois auraient été vint.
Dans l’idéal, j’aurais aimé compléter mon visa, avant de réserver mes places dans l’avion. Néanmoins le mois d’août était déjà entamé, et je devais au plus tard m’envoler sur la dernière semaine du mois, ce qui me laissait en tout et pour tout trois courtes semaines. Je n’avais donc d’autres choix que d’envoyer ma demande de visa par la poste tout en prenant mes billets d’avion, et prier pour que mon passeport me soit retourné par la poste avant le jour de mon envol.
C’était bien évidemment le plan initial mais à l’image de tout le manège de ces derniers mois, mon passeport tardait à venir, et la date fatidique de mon départ avançait à grands pas.
Finalement je dut me résoudre à repousser mon vol de quelques jours dans la panique, avant de recevoir mon passeport et mon visa la veille de mon départ initial.
Jusqu’au bout du bout, jusqu’à la fin de la fin, mon sang n’aura fait qu’un tour. Maintenant encore je reste émerveiller de voir que mes cheveux sont encore là, et toujours bien colorés.

Le mois d’août fut également pour moi l’occasion de passer mes derniers instants jusqu’à mon retour avec ma famille et mes amis, et ce n’est que sur le départ que je réalisais ce que je laissais derrière moi.

Les anecdotes d’Axelle -n°1- Un kidnapping de KBeauty

Aujourd’hui, je vais vous raconter une anecdote qui m’est arrivée lorsque j’étais en Corée du Sud en 2017.

À Séoul, il y a un quartier qui se nomme Myeondong. Je pense que vous le connaissez mais rassurez-vous pour ceux qui ne le connaissent pas, je vais vous éclairer.

Myeondong est le quartier le plus effervescent et le plus fashion de Séoul. C’est le meilleur endroit pour faire du shopping que ce soit des vêtements ou du maquillage. Ce quartier est notamment connu pour sa Street food (et je le confirme).

J’étais partie en Corée avec une amie et on aimait bien se rendre à Myeondong, juste pour se promener et profiter de l’atmosphère qui s’y trouve. Un jour, on s’est littéralement fait harponner par une vendeuse de K-beauty. Elle nous a mis de la crème sur le bras et elle l’a étalé. On a rien compris à ce qu’il se passait que l’on s’est retrouvée dans la boutique avec trois vendeuses qui nous présentaient des produits.

Elles ne nous laisseront pas partir si nous n’achetons pas un de leur produit. Elles n’étaient pas méchantes loin de là…

Dans la soirée, pour rire, on a comparé ça à un kidnapping; on a été limite forcées à rentrer dans la boutique et on a du payé une rançon pour sortir. Rassurez vous, vous avez juste à sourire et dire non et ils vous laissent tranquille.

J’espère que ce format vous plait. Faites moi vos retours sur cette petite série que je commence.